Dieu me fait des histoires.

Tous les jours, il m'arrive quelque chose. J'ai toujours une histoire a raconter ou Pierre Richard c'est moi. Defois, ca tend vers le Brad Pitt et la, ca devient cool.

Chronique d’une stagiaire mode pendant la Fashion Week

La semaine dernière, j’ai entamé ma deuxième Fashion Week. Pour la deuxième fois, j’ai squatté les parvis des défilés et toujours pas les front rows, mais je commence à mieux le vivre. Il faut dire que j’ai aussi compris une chose importante : je ne suis pas (encore) Anna Wintour. Ca paraît évident comme ça mais pour moi et mon égo surdimensionné, ça a été dur à avaler.

Peu importe, totalement connectée avec cette semaine de la mode d’importance mondiale pour beaucoup de monde (si, si je vous jure), je me suis armée de mon appareil photo, de mon collier de blogueuse qui en jette et de mon plus beau sourire pour dénicher les meilleurs looks d’individus (presque) lambdas traînant aux abords des défilés par PUR hasard.

Oui, en période de Fashion Week à Paris, les talons de 12, les fourrures roses, les robes de créateurs et les jambes nues, c’est NORMAL et je suis sûre que ce petit détail ne vous avait pas échappé.

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(Petite parenthèse : on a l’impression que je le vis bien comme ça donc il faut que je clarifie les choses. La mode est avant tout un monde cruel et impitoyable. Je vous explique.)

Stagiaire de mon état, je décide d’envoyer une demi-centaine de mails pour obtenir le st-graal de toutes les journalistes de mode : les invitations au défilé. Le cher et tendre attaché de presse d’Elie Saab me demande les noms des personnes qui souhaiteraient assister au fameux show. Je donne donc ceux de mes deux collègues et le mien (ET LE MIEN). Je le relance pour être sur qu’il ne nous a pas oublié. Bien sûr que non.

Ô stupeur, Ô tremblements, Ô SURPRISE quand mes deux collègues reçoivent leur invitation cartonnée et calligraphiée à la main de leur joli nom et que moi NON. Voilà, même si au tréfonds de mon âme, je trouve les robes d’Elie Saab magnifiques à en pleurer, je ne l’avouerai plus ja-mais.

Revenons à nos moutons, j’ai aussi joué (à merveille) la paparazzi pendant la Fashion Week . J’ai littéralement failli mourir et pas seulement de jalousie.

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15 heures : le défilé Dior va commencer. Je me marre quand j’entends les photographes/paparazzis hurler à la mort (promis, je n’en rajoute pas) pour attirer l’attention des stars, des mannequins, pire,des blogueuses qui font leur entrée sur le tapis rouge de Dior. Quand, soudain, perdue parmi les 1000 stagiaires qui, comme moi, scrutent les alentours pour trouver la perle rare du look ( et dans mon cas, repérer un éventuel Nicolas Duvauchelle au détour d’une ruelle), j’aperçois Natalia Vodianova, mannequin pour Etam depuis… toujours.

En un quart de seconde, me voilà entourée d’environ 60 photographes qui donneraient leur vie et celle de leurs enfants pour une photo d’elle. Impossible de leur échapper, je suis donc écrasée, bousculée, transportée dans un autre monde où mes pieds ne touchent plus le sol. Puis, tel un rugbyman en pleine mêlée, j’ai joué des épaules et me suis sortie de ce guet-apens avec tous mes membres, grâce à Dieu. Pour Kate Moss, moi aussi j’aurais vendu ma mère mais, là quand même, NON.

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Mis à part cette mésaventure, j’avoue que jouer les paparazzis m’a bien plu. J’ai pris une photo de Carine Rotfield que je pense sincèrement vendre à Voici pour un bon prix et j’étais au troisième rang du premier défilé Zadig et Voltaire, je me rapproche de la gloire.

Il faut dire que je crie sur tous les toits qu’être journaliste dans la mode, c’est bien mais pas pour toute la vie. Mais en période de Fashion Week, je reconsidère beaucoup cette petite théorie. Je m’y verrais bien. De toute façon, je suis obligée d’y retourner à la saison prochaine : je n’ai toujours pas vu Karl Lagerfeld.

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“Dieu : quel autre enculé pourrait assumer à sa place les injustices du monde ?” (et de ma vie ?)

Gainsbourg.

2013, FAIS MOI REVER

Depuis lundi dernier, j’ai commencé un nouveau stage toujours dans la mode, toujours pour parler de robes, de créateurs qui portent des jupes (vade retro marc Jacobs) et de blogueuses qui sont, certes, très jolies mais dont le seul talent est de savoir faire du shopping et qui gagnent le salaire d’un PDG pour ça. J’ai raté ma vocation, je le savais.

En attendant, j’ai enfin trouvé un stage digne de ce nom ( ma maître de stage a travaillé chez Vogue ET CHEZ GLAMOUR, ça joue) qui me fait dire que, non, les filles qui bossent dans une rédaction ne sont pas toutes des langues de vipères sur talons aiguilles qui te reluquent avant de te dire bonjour. Ah non, pardon, ça c’est partout à Paris et dans le reste du monde.

Dans tout ce harem de filles vouées corps et âmes à la mode, il y a un mec, un seul, avec l’étiquette du beau gosse attitré. Alors oui, j’aurais pu voir dans cette mise en abîme de ” Charly, les filles lui disent merci”, une sorte de mission personnelle tout droit envoyée par Dieu mais NON. Non, car j’ai pris des résolutions pour 2013 et résister à l’appel maléfique mais néanmoins irrésistible du Tout-Puissant en fait partie. Entre lui et moi, l’amour vache, c’est fini.

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- Le classique “j’arrête de boire”. Depuis que, dans la même soirée, j’ai cru boire des shots de tequila/citron/sel alors que c’était des shots à l’eau (et oui, je faisais quand même la grimace) et que j’ai failli subir une amputation du coccyx à force de tomber sur les fesses, j’ai décidé de rayer de ma vie les shots, la vodka et tout le reste. Voilà, il me reste la bière et le champagne (on ne renie pas ses origines) pour survivre, je suis sau-vée.

- Rencontrer Nicolas Duvauchelle.

- Arrêter de déprimer. J’ai décidé que ma nouvelle devise allait devenir “Ne pas se laisser abattre “. Oui, je suis totalement entrain de virer Amel Bent “Viser la lune, ca ne me fait pas peur- toujours le poing levé” et cette philosophie n’a pas l’air de très bien marcher pour elle puisqu’elle est désormais la nouvelle égérie des pubs Weight Watchers. Et le jour où j’en suis réduite à faire de la pub pour des régimes, ça voudrait dire que non seulement ma carrière de journaliste n’aura pas décollé du tout et qu’en plus, je ne rentrerais plus dans du 36. Autant vous dire que ce n’est pas la lune que j’essayerai de viser mais bien le fond de ma piscine, vide. A part ce gros détail, je vais quand même arrêter de me plaindre (sauf les jours de gueule de bois, bien sûr, faut pas pousser.)

- Me motiver. Paris, c’est cool, la mode c’est (un peu moins) sympa mais le soleil à l’autre bout du monde, c’est MIEUX. Alors, je me suis faite la promesse en buvant mon énième gorgée de Vodka Schweppes Gingembre (merci Nawal) le soir du 31 à minuit et à Waterloo, que l’année prochaine à la même heure, je serai sur une plage, bronzée et accompagnée d’un magnifique surfeur blond australien ou de mon boyfriend actuel (oui, je ne m’arrêterais JAMAIS de rêver ni en 2013 ni en 2114, je compte vivre centenaire). Il est pas surfeur mais il est blond, je suis sur la bonne voie.

Nicolas, mon amour.

L’article que je m’apprête à écrire est un véritable papier de groupie, un hymne à l’amour en sens unique, mais j’assume totalement. Je me sens un peu comme une Beliebeuse ou pire comme une vielle fan refoulée des 2be3 mais peu importe, mon admiration, que dis-je, mon amour invétéré pour Nicolas Duvauchelle, le seul, l’unique homme de ma vie, est sans limite, même après avoir vu tous ses films, y compris ses navets (car oui, je suis amoureuse mais pas complètement naïve).

A la rédac, je suis fichée. Les filles me prennent pour une gamine de 20 ans (#ohwait…), aveuglement amoureuse d’un acteur frenchie plus tellement dans la force de l’âge. Et moi, je suis jalouse parce qu’ELLES, elles l’ont vu, il y a deux ans, trois mois et cinq jours quand il a fait la couverture du Spray (qui est d’ailleurs à côté de moi, sur mon bureau depuis que j’ai appris la nouvelle qui m’a brisé le coeur). Elles m’ont aussi livré un indice indispensable : il habiterait dans le quartier, rue Oberkampf (oui, je dévoile des infos cruciales). Alors, quand il m’arrive d’y passer, je m’imagine le croiser,lui faire mon regard de tueuse auquel il ne pourrait résister et il me plaquerait contre un mur et bref, vous avez compris l’idée.

Et tant qu’on en est à parler de coeur brisé, il faut que je vous raconte le jour où j’ai réellement failli mourir d’amour pour lui.  La série Canal + Braquo. Je suis tombée in love de Théo lorsqu’il est descendu de sa moto pour la première fois, clope au bec et regard ténébreux qui m’a touché (c’est foutu) à travers mon écran. Entourée de mes potes garçons, je regarde la scène finale de la saison 2, épisode 8, le sourire aux lèvres: ILS SONT TOUS SAUVÉS. Enfin, une happy end comme je les aime. Et puis Théo, le bad boy , l’as de trèfle qui pique mon coeur, se dirige vers sa voiture… qui explose et me laisse à jamais, meurtrie. (Note pour le scénariste, depuis QUAND Théo prend une voiture et non sa moto pour se déplacer ?)

Je vous passe les détails de toutes ces scènes d’amour voire de sexe endiablées que j’endure à chaque film où j’ai envie d’hurler pourquoi pas moi ? Et puis, je me rassure en me disant qu’aucune fille sensée ne s’amourache pour de vrai d’un acteur aussi beau/sexy/ténébreux qu’il soit. Mais quand même, Nico si un jour, tu lis ce papier (l’espoir fait vivre), sache que je crie haut et fort que je ne marierais jamais, mais pour toi, je quitte tout.

KATE MOSS, MAIS POURQUOI TU FAIS CA ?

Kate Moss et Rihanna posent ensemble pour V Magazine et c’est un FIASCO. Un duo de choc pour un shooting sexy réalisé par le grand Mario Testino, à tendance érotique (pour ne pas dire sado-masochiste) qui doit ravir la gente masculine mais qui n’a rien d’une gravure de mode. La faute à qui ? A Rihanna, bien sur.

Les deux superstars sont, certes, très sexy dans leurs tenues minimalistes de dentelle noires mais si ce n’était pas Rihanna et surtout Kate Moss, le mot vulgaire serait parfait pour décrire l’ensemble du tableau.

Pour coller au thème des jeux érotiques, les deux stars s’amusent avec l’objectif en prenant des poses sensuelles bien trop suggestives qui, en plus, d’être dénuées de toute grâce et de tout glamour, les montrent dans des positions et des jeux de rôles loin d’être valorisant pour les femmes.

Tour à tour, elles sont nues ou en sous-vêtements, assises l’une sur l’autre avec un air aguicheur qui, n’ayons pas peur des mots,  pue le sexe à des kilomètres.

Mais la photo qui surpasse toutes les autres reste incontestablement celle où Kate Moss, l’icône de mode, l’une des mannequins la plus belle et demandée au monde, mon idole à jamais, est à quatre pattes, dans une tenue de soubrette, prête à “jouer” avec Rihanna qui se tient près d’elle, une cravache à la main.

A la fois, soumises et dominatrices, les deux bombes en ont oublié leur bon goût et leur côté artistique qui n’ont jamais été omniprésents chez Rihanna mais qui conditionnaient entièrement la Brindille…Alors, une question me brule les lèvres : Kate Moss, pourquoi tu (m’) as fait ça ?

Ete 2012, AU REVOIR.

Depuis toujours, l’été je l’aime que deux semaines. Mais,cette année, ca s’annonçait grandiose. Finis les petits boulots d’été à vendre des petites culottes sans clim’ en transpirant le champagne de la veille, place à la vie active (expression de la maturité, bonsoir).

Fin juin, les cours sont finis, le diplôme, je l’ai eu avec la mention «l’important c’est de participer», j’ai trouvé ce que je crois, à l’époque, être le stage de mes rêves, je débarque à Paris, prête à conquérir le monde et ses alentours et je suis avec un des mecs les plus cool que je connaisse. Dans sa grande quiétude, Dieu m’a laissé un mois de répit pour que je m’acclimate à tout ce bonheur soudain. Puis, il a dû juger qu’un mois à nager dans le bonheur, j’allais finir par me noyer et m’a donc très brutalement remonté à la surface. Et, bien évidemment, c’est là que ça devient drôle.

Fin juillet, j’ai FROID à Paris et d’un commun accord, le stage, c’est fini. Oh soulagement ultime mais oh grosse déprime. Me voilà, chômeuse parisienne à 20 ans, tout est sous contrôle. Bon, la déprime, c’est comme l’été, je l’aime bien deux semaines, après je m’ennuie. Me voilà donc en train d’envoyer les meilleures lettres de motivation de jeune journaliste pas du tout désespérée. Rubrique mode, je te retrouve le 27 août, merci.

Fin août, après des vacances farniente à Avignon chez le fameux mec cool dont je parle au-dessus, je décide de m’octroyer un retour aux sources chez papa-maman, histoire d’être sure d’être bronzée et reposée (oui, ma vie est éreintante) pour la rentrée. Oh bonheur oh joie, oh surprise de découvrir quand j’arrive que… mes parents divorcent. C’est Voulzy et tous les autres avant lui qui avaient raison «Quand vient la fin de l’été sur la plage, il faut alors se quitter.»

Que personne ne se méprenne, j’ai toujours rêvé que mes parents divorcent. Mais, je ne m’attendais pas à faire un remake des feux de l’amour familial. Vivre mes propres feux de l’amour au quotidien, c’était déjà assez intense et compliqué pour essorer mon cœur en mousse à chaque fois. Je ne peux pas vous raconter ça en détail, c’est un blog pas un journal intime, mais croyez moi, c’est digne d’un véritable navet hollywoodien.

J’avais déjà décidé, même avant mon (super) premier petit copain, de ne jamais me marier.(Et je veux bien être la dernière des connes mais je ne changerais pas d’avis.) Bon, par contre, la robe blanche, la grosse bague, la fête inoubliable, à ça je dis OUI. Et, bien évidemment, l’homme de ma vie (le 191ème, d’ici là) me fera une superbe non-demande en mariage. Big up à Brassens pour l’idée et pour la chanson.

Taper l’incruste au Festival de Cannes

(papier pour mon dernier cours de toute ma vie)

Le Festival de Cannes, c’est officiellement l’évènement cinématographique de l’année. Officieusement, ce sont des soirées à la parisienne dans les plus belles plages privées. Et cette année, je m’étais jurée de participer au Festival de Cannes coûte que coûte. Mais comme je ne suis ni actrice, ni réalisatrice ni même célèbre, j’ai décidé que m’incruster à ces soirées, c’était le meilleur moyen.

« Pour rentrer dans les soirées du Festival, il faut être jolie, bien habillée et pas plus de deux » m’explique Philippe Scott, ancien pion de mon lycée, reconverti dans l’évementiel. (Bien joué.)

Ce n’est évidemment pas tombé dans l’oreille d’une sourde et cette phrase est devenue ma devise pendant cette quinzaine. Bien sûr, non pas que je doute de mes atouts, j’ai préféré assurer mes arrières en profitant de mon statut de jeune future journaliste. J’ai donc réussi à obtenir des pass pour LA fameuse, l’unique Villa des Inrocks. Bon, pour le glamour, on repassera , les talons qui s’enfoncent dans la pelouse, ca fait plus festival en Normandie que Festival de Cannes mais pour l’open cocktail à la vodka et à la roquette, on reste.

A la conquête des stars

Pour autant, ce que je voulais vraiment connaître, c’étaient les soirées mondaines de Cannes, là où je pouvais croiser Jude Law. Alors, après avoir fait jouer tous nos contacts, nous voilà moi et ma copine, jolies et donc bien habillées atterrir à la Villa Schweppes. Cette fois-ci, mes talons ne s’enfoncent pas dans la pelouse… mais dans le sable ! Peu importe, le champagne coule à flot sans que j’ai besoin de sourire ou de dépenser un euro. Que demande le peuple ? Jude Law toujours. Même Brad Pitt aurait fait l’affaire. Mais non,  les beaux gosses américains avaient clairement autre chose à faire, eux.

Alors, j’ai siroté mes coupes de champagne à côté de deux grandes célébrités… Cerise de Groupama et Rudy de Plus Belle La Vie ! OH MON DIEU.

Je suis déçue, Cerise ne porte pas sa robe à pois verts, quand, au loin j’aperçois enfin le beau gosse frenchy, journaliste de surcroit, j’ai nommé Vincent Glad. Mais malgré les effets du champagne, je n’ai pas trouvé le courage nécessaire pour lui demander de m’embaucher à Canal +. Tant pis, je m’en vais.

Toujours pleine d’espoir, c’est à la Villa Baron que je compte cette fois-ci assister à un défilé de célébrités qui en valent la peine, après une file d’attente dans laquelle j’ai failli perdre mes bras, mon sac et l’équilibre. Le verre de vin coûte 18 euros, la bière 14, je resterai donc à l’eau cette nuit. Essayant de respirer le peu d’air libre disponible de la villa, je suis en terrasse. Vincent Glad est toujours là mais désormais je m’en fiche. Joey Starr est en face moi tranquillement entrain de se « poudrer le nez ». La voilà ma star. Bon, niveau beaugossitude, c’est pas ça, oui mais voila, je viens d’assister à une scène incroyable, digne des plus grosses soirées parisiennes. Je suis ravie.

Il est 4h30, j’ai les poumons qui ne fonctionnent plus, je m’en vais. En passant devant le Dj, je reconnais Sébastien Tellier qui n’a aucune délimitation entre sa barbe et ses cheveux, sales. Sur le chemin du retour, je réalise que je me lève dans deux heures pour aller faire les vide-greniers à Peymeinade, petite bourgade à  seulement 20 km de Cannes. Et pourtant, croyez moi sur parole, il y a un monde entre les deux et je me dis que j’ai vraiment des passions bizarres dans la vie.

La Scientologie, une amie qui vous veut du bien

La Scientologie, grâce à sa méthode appelée la dianétique ,vous aide à « mieux vous connaître et vous emmène sur le chemin du bonheur. » Que c’est joliment dit, j’ai presque envie d’y croire. Et j’y ai presque cru avec Corinne, une représentante de la Scientologie à Nice. Avec elle, j’ai essayé de partir à la recherche de mes émotions et de répondre à la question primordiale que pose la dianétique : Qui suis-je vraiment ?

 Devenir membre de la Scientologie, c’est facile. A 11 heures, j’appelle le Centre de Dianétique de Nice. J’ai un rendez-vous dans la minute. Sur place, la grille est fermée mais Corinne, une des représentantes de la Scientologie de la région PACA, m’attend de pied ferme. On s’installe toutes les deux  à l’écart. Pas de présentation ni de café, on entre dans le vif du sujet : Pourquoi se tourner vers la Scientologie ? « Parce que j’en ai beaucoup entendu parler à l’école et que j’aimerai en savoir plus » 

Corinne est aux anges, elle se lance dans sa tirade sur la confiance en soi, le contrôle de ses émotions et d’autres principes fondateurs de la Dianétique. La fameuse. J’ai même le droit de lire la présentation rédigée par le grand, l’inépuisable L. Ron Hubbard, le prophète de la Scientologie. Moi qui croyais que c’était Tom Cruise…

Prête à tout

Je décroche vite de la conversation même si Corinne est une experte en communication. La Scientologie, c’est sa vie ,ou du moins son gagne-pain, et elle est prête à tout pour me faire rentrer dans la Secte. Mais mon regard s’est depuis longtemps arrêté sur l’appareil posé sur la table pour le test. Je suis prête  à dire amen à tout ce que Corinne veut  si je fais ce test. Elle m’explique que  cette machine sert à évaluer mon niveau de stress pour trouver la faille qui m’empêche de vivre dans la joie et la bonne humeur.

Je ne suis pas sceptique de nature mais l’appareil ressemble plus à une balance alimentaire qu’à une machine révolutionnaire censée me dire ce qui cloche chez moi. Pour me mettre en condition, Corinne me lance LE film de la Scientologie. Et c’est 25 minutes de lavage de cerveau avec Barbie et Ken dans le rôle de chaque personnage. Tous sont heureux, souriants, grands, minces et beaux grâce à la méthode infaillible de la Dianétique. La Scientologie rend beau donc. Bon point.

L’ élève dépasse le maître

  Grâce au film, je pense pouvoir désormais seconder L. Ron Hubbard dans ses séminaires :la Scientologie n’a plus aucun secret pour moi et leur technique est finalement très prometteuse. Premièrement, tu trouves ce qui ne va pas. Ca peut prendre toute une vie, certes mais pas de mauvaise foi. Deuxièmement, tu suis en tournée L. Ron Hubbard et tu l’écoutes parler de la Scientologie et de ses miracles afin de trouver comment remédier à ce qui ne va pas. FACILE.

On commence le test. Je suis reliée à la machine par deux boites de conserves vides que je ne dois pas lâcher. Je suis connectée, je le sens. Corinne a pris un air sérieux. Je me concentre aussi. Non, je ne rirais pas. « Pensez à des personnes importantes dans votre vie » me demande Corinne. Je pense à mon chat. La flèche de la machine se met à pencher  fortement vers la droite.

Corinne sursaute : «  cette personne vous perturbe en ce moment, elle vous stresse, vous ne savez pas comment maîtriser vos émotions avec elle.» Je voue un amour inconditionnel à mon chat, il ne me perturbe pas et je n’ai aucun problème émotionnel avec. Corinne a raté son coup ou alors la machine est défectueuse. Je ne veux pas le savoir, la déception est déjà trop forte.

On s’est aimés comme on se quitte

Résultat du test. Selon Corinne, je devrais participer au séminaire de deux jours avec une copine pour qu’à tour de rôle, on apprenne les méthodes de la scientologie pour pouvoir s’entraider. J’ai compris à la place : «  tu as vraiment besoin de la Scientologie dans ta vie et certainement que tes copines aussi. » Et oui , plus on est de fous, plus on rit. Avant de partir, Corinne me demande si j’aime lire parce qu’elle vend les livres de L. Ron Hubbard. Mais si je n’aime pas lire, de toute façon, il reste les DVD. Elle me propose ensuite un autre test de 100 questions  à faire à la maison pour répondre à une autre primordiale : Qui êtes vous ?

Je survole le test. A la troisième question , j’ai déjà pris ma décision . « Feuilletez vous des indicateurs de chemin de fer, des annuaires ou des dictionnaires, rien que pour le plaisir ? ». Hum, très rarement. En sortant du centre, je comprends le sens du mot secte. Corinne est tellement passionnée par ce qu’elle dit qu’elle semble le penser et  transmet cette passion. Alors imaginez quand c’est Tom Cruise. Forcément, il y en a quelques-unes qui se sont faites avoir.

Nous (ne) sommes (pas) des animaux

Vendredi soir, il y avait une soirée organisée par le BDE de mon école. Je savais que j’allais bien m’amuser mais JAMAIS je n’aurais pu penser que les filles sages se dévergondaient a la tombée de la nuit (et des bouteilles). Mais pour ne pas passer pour une fille ou un mec facile, il y a des règles. Car nous ne sommes pas des animaux .

1/ Il ne faut pas s’habiller trop vulgaire. Et dans la vie, il faut faire des choix : le décolleté ou la paire de jambes. Les deux, c’est le combo fatal. Mais dites vous bien que si vous êtes jolies, logiquement,ça se voit vite.

2/ Ne pas trop boire de vodka/whisky/rhum. Oui il faut s’enivrer pour s’amuser a 20 ans ( et a 30,40,50) mais si vous voulez garder votre dignité, votre maquillage et votre tenue intactes, on se limite. Boire ou Resplendir, il faut choisir.

3/ Ne pas se prendre pour Britney Spears on the dancefloor. Oui vous savez bouger vos fesses, levez les bras en rythme et mettre la bouche en cul de poule. Il ne manque plus qu’à frotter le tout contre un garçon et BIM, vous avez atteint le point de non retour chez vous le soir meme.

4/D’ailleurs, les filles et les garçons, meme si ce n’est pas stipulé à l’entrée, faire l’amour sur la piste est interdit meme avec les barres de striptease.

5/ Non, ce garçon ne vous plait pas forcement mais ouiiii vos hormones vous travaillent. Alors, embrassez le doucement, les bisous machine a laver, c’est tellement hasbeen. Et surtout, le lendemain, vous n’oubliez pas de dire : “j’ai des trous noirs, je me rappelle plus de rien !”

6/ Mais si l’alcool n’a pas totalement envahi votre corps et que le garçon vous plait, faites vous offrir un verre, attendez que la soirée se termine et la quand il vous aura ramené devant votre porte apres avoir refait le monde, vous l’embrassez. Comme vous voulez. Mais ensuite vous rentrez. Lui chez lui, vous chez vous. Pas le premier soir. Au moins, ça.

7/ Et si comme moi, vous n’avez pas bu et que vous assumez enfin de danser en étant sobre apres 5 ans de pratique de discothèque, je vous conseille de regarder ces couples d’un soir et surtout de ne pas vous demander si vous préférez etre a votre place ou a la leur. En meme temps, on a tous eu 16 ans, tout le monde a le droit d’être nostalgique. Meme moi. Love.

Stage mon amour .

Aujourd’hui, je suis de bonne humeur (je vous jure), et j’étais entrain de penser à ce stage qui touche à sa fin en me disant que malgré les hauts et les très bas, c’était cool comme expérience. J’ai même réussi à faire une liste de sept choses essentielles que j’ai apprises ou vécues grâce à ce stage dans le journalisme. C’est vous dire Ô combien je suis détendue.

1/ Mieux que la vodka pour m’endurcir, ce stage m’aura appris la vie. Bon, y a encore du travail pour que j’apprenne à dire “oui”, “vous avez raison”, “je me suis trompée” et bien sûr “excusez moi”. Mais au bout de deux mois où j’ai frôlé la troisième guerre mondiale intérieure, il me semble avoir compris que le boss is the boss et que je suis la petite exécutrice.

2/ Avant, je souhaitais de mal à personne. Bon maintenant non plus, mais j’avoue que la semaine dernière la pauvre fille qui a joué aux auto-tamponneuse avec le tramway m’a fait plaisir, enfin du sanglant, du sordide, de l’actualité brûlante ! Parce qu’écrire des brèves sur la disparition des abeilles et la pêche à la truite toute la matinée, c’était pas funky (métro maintenance oblige). Du coup, souvent pendant ces deux mois, j’ai pensé engager quelqu’un pour faire un remix d‘“Omar m’a tué” dans le Vieux Nice et arriver pleine d’innocence faire un reportage.

3/ J’ai trouvé ma nouvelle passion dans la vie : les conférences de presse, surtout avec tous les élus. Ça commence (en retard) calmement puis le ton monte et à la fin plus personne ne s’aime, branle-bas de combat, toute le monde s’énerve et moi je compte les points. Même en costume-cravates, on est tous des animaux.

4/ Bien évidemment, ma deuxième passion c’est le cocktail APRÈS la conférence de presse. Le jour, où j’ai vu les sushis et le champagne sur le buffet, j’ai compris que c’était vraiment le métier que je voulais faire.

5/ J’ai rencontré des gens cool. Le jour, où M. Le Maire m’a serré la main, je suis presque tombée sous le charme et les attachées de presse sont vraiment des filles bien,elles m’ont sauvé la vie souvent. D’ailleurs c’est bien un boulot de fille, ça. J’ai pas croisé un seul mec attaché de presse. Ca s’attache pas les hommes, je le savais.

6/ Depuis 2 mois, je bous intérieurement quand je vois les gens prendre d’autres journaux que Metro dans les distributeurs et j’ai envie de leur crier que je suis dedans.Par contre, quand les gens le lisent à côté de moi, je souris ” hehe, si tu savais que c’était MON article que tu lisais, mon gars”. Bon ok, ça ne changerait RIEN à sa vie mais moi je suis fière.

7/ Je me suis sentie working-girl pendant deux mois, prête à conquérir le monde dés que je me présentais au téléphone “bonjour, je suis journaliste à Métro” (ouais ouais ouais) et j’aimais bien dire que j’allais au bureau. Dans une semaine, je redeviendrai une school girl, prête à essuyer les échecs dés que je me présenterais au téléphone “bonjour, je suis étudiante à l’EDJ” (youpi) et je retrouverai mon maître de stage en prof tous les vendredi comme un vif rappel de mon stage, mon amour.